Coucher sur une page blanche toute la beauté de cette rencontre, pour que les mots dessinent, avec délicatesse, toute la sensualité de cette belle rencontre.
Tout commença lors d’une soirée de solitude, la lumière du soleil faisant place à la blancheur de la lune éclairant cette nuit noire et froide d’automne. Pour se réchauffer, mes doigts parcouraient le clavier, mon regard se promenant de site en site sur la toile.
À la recherche de quelque chose, d’une sensation, d’une connexion, enfin d’un déclic pour que tout mon corps se remette à vivre et à vibrer. Comme souvent, le regard se dirige d’abord vers l’évidence de l’explicite. Les images ne laissent aucun doute sur la nature de l’action et puis les images s’animent, la vidéo se met en plein écran, le son est au minimum par peur de ce que la bande sonore pourrait me révéler. Les visages et les gros plans sont sans ambiguïtés. Au bout de quelques minutes, je ressens une certaine gêne, un certain mal-être. Les actions sont trop mécaniques, les râles trop fabriqués, c’est l’image du plaisir, mais ce n’est pas du plaisir, c’est une comédie burlesque.
Alors je pars à l’aventure, je cherche quelques recommandations de lieu de rencontre virtuel. Tous sont plus prometteurs les uns que les autres, comme s’il suffisait de s’inscrire pour trouver en quelques clics ce que je cherche. J’hésite, et puis finalement après plusieurs minutes, l’excitation de l’inconnu prends le dessus et je franchis la porte.